Charles Héon est arrivé en Acadie vers 1720, nous le rencontrons d'abord à l'île Royale (aujourd'hui l'île du Cap-Breton). Vers 1725, il épouse Anne Clémenceau, fille d'Anne Roy et de Jean Clémenceau, ancien sergent royal des troupes de la Marine en Acadie. Sa belle-mère était métisse, ayant pour père Jean Roy, originaire de St-Malo, et pour mère Marie Aubois, une autochtone.Charles Héon et Anne Clémenceau ont convolé à Port-Toulouse (St.Peter's, NE), où ils figurent au recensement de 1726. Charles était alors forgeron de métier. Malheureusement pour nous, les registres de Port-Toulouse, qui ont été apportés en France en 1758, ont disparu par la suite. Cependant il existe toujours dans les archives des colonies, un index où nous pouvons constater que l'acte de mariage de Charles et d'Anne, ainsi que les actes de baptême de leurs enfants Charles et Jeanne-Marie y sont inscrits. Au
début de 1732, la famille est localisée à
Beaubassin (Amherst, NE). Peut-être à cause de
l'état lacunaire des registres paroissiaux, les actes de
baptême de seulement deux enfants existent toujours. Celui
d'Anne, daté du 17 avril 1734 et celui de Pierre,
daté du 9 octobre 1740. Le nom des autres enfants nous est
cependant fourni par d'autres sources. Il s'agit de Marie
et Joseph. Selon une tradition qui court parmi les descendants
de Joseph Héon, celui-ci serait originaire de Lyon et
c'est très probable car je ne retrouve aucun acte se rapportant
aux Héon du 3 février 1735 au 25 avril 1740 à
Beaubassin, période où il serait né. De
même que je ne perds aucun espoir de retracer le baptistaire de Marie
car elle est probablement née lors de leur
déménagement à Beaubassin.
Cécile et Louis Poitier le 3 février 1733 à
Beaubassin; En 1750, le village de Beaubassin a été brûlé. Les Anglais et les Français se préparaient pour leur dernier conflit sur terre acadienne en fortifiant chaque côté de l'isthme de Chignectou. C'est vers cette période que les Héon sont énumérés parmi les réfugiés de Beauséjour, soit au début de 1752: Charles Héon... sa femme... 3 g... 4 f... Que j'identifie comme suit, pour les garçons:
Joseph Héon qui
épousera le 8 octobre 1764 à Québec,
Marie-Josephe-Charles-Louise Delisle; Et pour les filles:
Jeanne-Marie Héon qui épousera son voisin, le veuf Pierre Arsenault aux
alentours de 1754; De cette même
liste, il faut ajouter: Charles Héon... sa femme... 1 g Que
j'attribue à Charles Héon (fils), son
épouse Magdelaine Labauve et leur nouveau-né David. L'acte de vente de la terre de Michel Poirier, laboureur, et son épouse, Jeanne bourgeois, à Jean-Baptiste Grandmaison et son épouse, Marguerite Thibodeau nous confirme que notre ancêtre Charles Héon est toujours à Beauséjour le 24 mars 1754. Survinrent les évènements de 1755, une requête faite à l'intendant Bigot par Charles Héon (fils) à l'automne 1755 nous révèle que notre ancêtre et son gendre Pierre Arsenault ont échappé à la déportation en se réfugiant à l'île St-Jean, aujourd'hui l'île-du-Prince-Edouard. De plus le baptême d'Anne-Adelaïde Arsenault en août 1756 nous indique qu'ils y sont restés un bon moment. De même que, la sépulture d'Anne-Adelaide Leblanc en novembre 1755 nous apprendra que Marie Héon et son époux Jean-Jacques Leblanc, sont pour leur part rendu à Québec. Par la suite, toute la famille a éventuellement rejoint leur soeur Marie. Malheureusement, le répit trouvé par Charles et sa deuxième épouse au Canada allait être de courte durée. Marie-Jeanne Bourgeois est décédée à la ville de Québec, le 7 janvier 1758. Neuf mois plus tard, soit le 10 octobre 1758, Charles Héon, muni des sacrements, mourrait à son tour. Aujourd'hui tous les Héon, d'un océan à l'autre, descendent soit de Charles (fils) ou Joseph car même s'il avait une plus grande famille que celle de ses frères, Pierre a eu 12 enfants et toutes des filles, le nom n'a donc pas été perpétué par sa prostérité. Par conséquent, je vous invite à visiter notre section généalogie afin de connaître votre propre lignée. Myriam Larouche
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