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En Espagne, sur le chemin de Compostelle,
en septembre 2010, à l'âge de 63 ans et 11 mois,
est décédé monsieur François Lefebvre,
époux de madame Nicole Grondin,
fils de feue Marie-Jeanne Héon et feu Marcel Lefebvre.
Lignée
9 - MARIE-JEANNE HÉON
8 - CONRAD
7 - HONORÉ
6 - CLÉOPHAS
5 - CHARLES
4 - LOUIS-CHARLES
3 - CHARLES
2 - CHARLES
1 - ROBERT
Funérailles
Les funérailles ont eu
lieu le samedi 25 septembre 2010 à 13 h en l'église Saint-André.
Inhumation
L'inhumation a eu lieu au cimetière
Saint-Michel de Shawinigan-Sud.
Le vendredi 16 novembre 2001
12: le cossu et le rural
MARTIN FRANCOEUR
Le Nouvelliste
Shawinigan-Sud
Le Nouvelliste, Sylvain Mayer
François Lefebvre et son épouse, Nicole, habitent
dans le rang Saint-Michel, pas très loin de l'endroit où ils
ont grandi, tous les deux. Le rang Saint-Michel, comme le rang Saint-Pierre,
est peut-être un des secrets les mieux gardés de Shawinigan-Sud
et
de la nouvelle ville... Un petit coin de paradis, à deux pas de la
ville.
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De la fenêtre de leur salle à manger,
François et Nicole Lefebvre ne se lassent pas de voir les couchers
de soleil sur les Laurentides, au-delà de la rivière Saint-Maurice.
Ils habitent dans un rang, assez loin des bruits de la ville et assez près
de la nature, la vraie.
Pourtant, le couple habite Shawinigan-Sud, dans ce qui est peut-être
un des secrets les mieux gardés de la ville. Le rang Saint-Michel,
c'est un décor bucolique, un milieu tissé serré, un
lieu qui respire l'histoire. Au bout de ce rang s'en trouve un autre, le
rang Saint-Pierre. Encore un bel exemple de campagne en pleine ville.
Les rangs Saint-Michel et Saint-Pierre se trouvent aujourd'hui dans le district
no 12 de la nouvelle ville de Shawinigan. Ils en sont peut-être la
quintessence. Le district 12, c'est la porte d'entrée méridionale
de la nouvelle ville, collée sur les limites de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
La route 157 traverse le district, qui s'étend jusqu'à la 117e
Rue, à l'ouest de la 5e Avenue.
C'est donc dans cette portion de la nouvelle ville qu'on retrouve le centre
fiscal, l'usine Laurentide, le parc industriel de Shawinigan-Sud. C'est aussi
dans ce district, qui compte 3601 électeurs, qu'on retrouve un des
taux de chômage les plus bas de la nouvelle ville, avec 10,2 pour cent.
Le revenu moyen des familles y est aussi parmi les plus élevés
et c'est dans ce secteur qu'on trouve le plus fort pourcentage de propriétaires
si on exclut les secteurs de Saint-Jean-des-Piles et de Saint-Gérard-des-Laurentides.
Les Lefebvre sont revenus dans le rang Saint-Michel en 1975, en achetant
une terre du rang Saint-Michel ayant appartenu à Hervé Desaulniers,
dont la famille était une des premières à être
arrivées dans le secteur. La maison qu'ils ont construite respire
l'histoire. Le pin décoratif et le bois de charpente viennent de la
terre à bois située à l'extrémité de leur
terrain.
Ils connaissent bien ce coin où ils ont choisi de revenir. François
est né dans la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc, à Shawinigan-Sud,
puis arrivé dans le rang Saint-Michel à l'âge de sept
ans, sur la terre du grand-père Conrad Héon. Il est issu d'une
famille de neuf enfants. Nicole, une "Grondin du haut de la côte",
est née dans le rang. Elle avait dix frères et soeurs. François
Lefebvre et Nicole Grondin sont allés à la petite école
ensemble. Ils sont aujourd'hui mariés depuis trente et un ans et trois
filles sont nées de cette union.
Entre leur jeunesse dans le rang et les jours qu'ils y passent aujourd'hui,
il y a un monde. Même s'ils y retrouvent cette nature qu'ils ont toujours
appréciée, ils sont conscients des changements survenus. "Tout
était très différent à cette époque-là.
Ça ne se décrit quasiment plus. Il y avait une ferme pour chaque
maison, les familles comptaient une dizaine ou une douzaine d'enfants. Tout
le monde s'aidait. Il y avait même des corvées. Nous, les enfants,
on s'engageait pour aider les cultivateurs du coin pour le battage, l'ensilage
et les foins", se rappelle François Lefebvre.
Selon lui, le rang Saint-Pierre et le rang Saint-Michel constituaient deux
mondes complètement différents, malgré leur apparente
similitude sur le plan naturel ou géographique. "Les mentalités
étaient différentes. C'étaient deux clans. Ça
s'est mêlé par les mariages", explique M. Lefebvre. Les gens
du rang Saint-Pierre avaient une réalité que n'avaient pas,
dans la même mesure, les gens du Saint-Michel et c'est la proximité
de la rivière Saint-Maurice. "Nous, on se contentait d'aller à
la pêche à l'occasion", se souvient-il.
Le rang Saint-Michel, à l'époque, était aussi désigné
comme étant le "rang des Hébert", en raison de la présence
marquée de la famille de ce nom, et plus particulièrement du
ramancheur Clovis Hébert. Une rue du district porte d'ailleurs son
nom aujourd'hui. "Clovis Hébert était connu à la grandeur
de la province. Il faisait de l'onguent. Sa maison avait l'air d'un petit
hôpital. C'était un guérisseur", résume Mme Lefebvre.
Plus loin dans le rang, il y avait la maison du fils, que l'on appelait "Clovis
ti-gars", celle de Gédéon, celle de Joseph-Henri. Tous des
Hébert.
Aujourd'hui, bien que les rangs aient conservé leur cachet campagnard,
on n'y retrouve que très peu d'exploitations agricoles majeurs. Selon
les Lefebvre, il n'en reste que deux, auxquelles s'ajoutent quatre productions
maraîchères. "Ici, les terres sont très bonnes. La fourchette
de cultures est très large; ça convient très bien pour
les céréales aussi bien que pour les légumes. Les autres
secteurs sont plus sablonneux", explique François Lefebvre.
Encore aujourd'hui, le rang Saint-Michel présente certaines caractéristiques
propres au milieu rural. Les résidants sont reliés à
un réseau d'aqueduc privé, ont des fosses septiques. Le secteur
a échappé aux grands travaux d'infrastructures lancés
par le maire Bruno Sigmen en 1963...
Quoi qu'il en soit, les Lefebvre ont été témoins du
développement de Shawinigan-Sud. "Le quartier où on habite
aujourd'hui a toujours subi une forte pression résidentielle", remarque
M. Lefebvre. Et il sait de quoi il parle. Lui et quelques complices ont été
au coeur du combat des résidants des rangs pour la protection des
terres agricoles. Pendant ce temps, des projets de développement étaient
sur la table.
Plusieurs se souviendront notamment du débat entourant l'aménagement
d'une voie d'accès conduisant à l'autoroute 55. La voie en
question aurait passé au trécarré des terres du rang
Saint-Michel et du rang Saint-Mathieu. Et les Lefebvre s'y sont farouchement
opposés, afin de préserver la tranquillité du coin.
"On a eu connaissance du développement résidentiel. En voulant
protéger le territoire agricole, on a en quelque sorte donné
le ton au développement résidentiel", remarque M. Lefebvre.
Aujourd'hui, les Jardins Saint-Michel ont pris forme sur la terre d'Elzéar
Lord. Le Secteur Drolet se développe à l'endroit même
où se trouvait, il y a plusieurs années, une piste de courses
de chevaux. Le Domaine Wellie Robitaille est un autre exemple de développement
résidentiel sur une ancienne terre agricole.
Le district no 12, c'est aussi la forte présence industrielle à
Shawinigan-Sud. Le parc industriel, établi à l'entrée
de ce qu'on appelle encore le "cordon Saint-Michel". Le "cordon", c'est en
quelque sorte le prolongement du rang vers des terres à bois qui appartenaient
pour la plupart aux agriculteurs du rang. Signe des temps, le "cordon Saint-Michel"
s'appelle aujourd'hui "boulevard Industriel"...
Si on retrouve dans le parc industriel plusieurs entreprises importantes,
c'est toutefois le long de la 157 - l'ancienne route 19, que l'on désigne
aujourd'hui comme étant la 12e Avenue - que l'on retrouve les signes
les plus perceptibles du développement de ce secteur de Shawinigan-Sud.
L'usine Laurentide est un de ceux-là.
Évidemment, le fleuron de Shawinigan-Sud demeure le centre fiscal,
situé à l'entrée de la ville. Construit dans les années
1970, il fournit du travail à plusieurs centaines de personnes. On
est loin des quelques emplois que procurait le moulin à scie d'Albert
Pelletier, dans le rang Saint-Pierre, cent ans avant la construction de l'imposant
édifice fédéral...
Commentaire de Fernande Héon-Lasalle:
Sa famille a habité aussi à deux pas de chez moi, d'ailleurs
sa soeur Cécile étions de bonnes amies à l'époque
de notre jeunesse. Hervé Desaulniers était mon oncle
il était marié avec Joséphine Pruneau elle était
la soeur de maman.
La petite école du rang dont parle François était à
droite juste au pied de la côte. Je me rappelle aussi l'onguent
de Clovis Hébert papa l'appelait le ramencheux.
Le cordon St-Michel papa avait une terre à bois et quand je partais
avec lui pour la journée, maman nous préparait lunch.
Et à la période des foins chez l'oncle Conrad je m'endormais
sur la charge de fois durant le retour.
Oh! Que de merveilleux souvenirs.
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